Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 06:25
 

 

La délégation de l'Université de Montréal à la SPECQUE 2011

 

Montréal, 8 février 2011

 

11 étudiants représenteront cet été l'Université de Montréal à la Simulation du Parlement Européen Canada-Québec-Europe (mieux connu sous son acronyme SPECQUE) à Luxembourg.

 

Dans cette simulation, Sebastien Arz, Yassir EL Ouarzadi, David Langis, Matthieu Baum, Antoine Michaud-Soret, Andres Contreras, Marie Clouâtre, Alessandro Scalisi, Alexandrine Gauvin, Nicolas Jadot et Clémence Hallé endosserons le costume de responsables politiques européens. Malgré leurs origines diverses (Maroc, France, Canada, Italie, Colombie, etc), tous ces étudiants ont en commun un grand intérêt envers l'Union Européenne et ses institutions.

 

En tant que commissaires, rapporteurs, eurodéputés, lobbyistes ou encore journalistes, ils sont invités à débattre sur quatre grands enjeux de la politique européenne actuelle. Cette année, les sujets en débat seront les suivants : la lutte contre le terrorisme, la création d'une Taxe européenne globale,  la stratégie européenne relative à l'Arctique etl'instauration d'un espace maritime européen sans frontières et du transport maritime intra-communautaire. La semaine de simulation se veut une réplique fidèle du vécu des élus européens, alternant séances plénières, commissions parlementaires, rencontres en groupe politique et politique de couloir.

 

La SPECQUE est une simulation parlementaire internationale du Parlement européen. Cette simulation est annuelle et se déroule en alternance entre l’Europe et le Canada. Après Moncton (Nouveau-Brunswick) en 2010, c’est le Luxembourg et sa capitale éponyme qui accueillera la simulation. Forte de ses quelques 150 participants francophones d’Europe (issus de France, Belgique, Allemagne, Italie, Espagne et Lituanie en 2010) et du Canada, la SPECQUE est la plus importante simulation francophone du Parlement européen au monde.

 

Fondée en 1998 à l’Université Laval (Québec), trois valeurs fondamentales la guident : parité européo-canadienne,  respect de la langue française et totale indépendance politique.

Par Jeunes européens - Communauté : La voix des Européens
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Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 23:51

       Vue d'Europe, l'Europe va mal. On ne risque pas de l'ignorer. L'actualité européenne suscite une batterie de commentaires quotidiens des plus déprimants. 2010 fut à cet égard un très bon cru : matraquage à saturation des nouvelles et des prophéties les plus apocalyptiques sur l'état présent et à venir du Vieux Continent.

Les faits. A l'exception de l'Allemagne, les pays de l'Union européenne ont connu cette année une activité des plus faibles. Les perspectives pour 2011 sont à peine meilleures. La croissance dépassera péniblement 1,5 % ; le taux de chômage moyen approche 10 %. Les cures d'austérité budgétaire qu'impose la situation des finances publiques sur le Vieux Continent feront sentir leurs premiers vrais effets en 2011 - ajoutant à la déprime ambiante. Difficile de ne pas céder à l'impression que "partout ailleurs, c'est mieux" - notamment aux Etats-Unis où la croissance devrait être de 3 % en 2011, pour ne pas parler des économies émergentes d'Asie.

Difficile de ne pas en conclure que, parmi les riches, l'Europe est le groupe qui se sort le moins bien de la crise 2008-2009, cette tornade venue des Etats-Unis et qui doit plus, dit-on, à leur type de capitalisme qu'au nôtre... Amer paradoxe ! Injustice historique ! Et le plus mal portant en Europe serait le noyau dur de l'Union européenne (UE) : la zone monétaire formée par les dix-sept pays qui ont choisi l'euro pour devise. C'est pourtant la partie la plus intégrée de l'UE, la plus accomplie, la plus porteuse d'espoir dans un monde qui, demain, s'organisera autour de quatre ou cinq grandes zones monétaires.

C'est la partie de l'Europe qui aurait dû être la mieux protégée de la tourmente déclenchée en 2008 par les Dalton de la finance opérant depuis le bas Manhattan dans un quartier nommé Wall Street. On le sait, il n'en a rien été. La zone euro est malade.

Injustice, là encore : le poids de la dette nationale et le déficit des finances publiques sont plus lourds aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne que dans l'ensemble de l'union monétaire européenne. Mais c'est elle qui a la fièvre. Bien sûr, elle a ses cow-boys qui, de l'Irlande à la Grèce en passant par le Portugal, ont joué avec les lois du club d'une manière irresponsable - même s'il ne faut jamais oublier que le mauvais exemple a d'abord été donné par ces vestales autoproclamées des règles que sont l'Allemagne et la France.

Mais la zone euro souffre d'un mal plus profond. C'est un défaut de fabrication. Il est typique de la manière de faire de l'UE. Elle proclame des politiques communes sans se donner les moyens de les faire vivre. Pas un économiste, qu'il soit sympathisant de l'école ultralibérale ou partisan de la planification nord-coréenne, ne croit qu'une union monétaire puisse marcher sans ses deux jambes : une banque centrale commune, d'une part ; une politique budgétaire commune, de l'autre. Nous avons l'une, pas la seconde. A la première grande secousse conjoncturelle - et la crise de 2008-2009 se situe au plus haut sur l'échelle de Richter -, les situations budgétaires asymétriques au sein de la zone euro ont menacé celle-ci d'explosion.

Si l'on veut une version optimiste de l'année européenne, on oubliera tout cela. Ou plutôt, on y ajoutera que le grand charme de l'UE, c'est d'avancer dans l'épreuve. Au bord du précipice, elle s'est dotée d'un mécanisme de solidarité face aux crises de paiement que connaissent certains Etats de la zone ; les dix-sept progressent vers une plus grande harmonisation de leurs politiques budgétaires ; leur devise reste solide, prisée de toutes les banques centrales. Bref, l'intégration économique et monétaire avance, au fil des drames, des sommets à répétition et des communiqués communs à peine intelligibles.

Cela dessine-t-il un projet d'avenir ? Est-ce suffisant pour entretenir l'espérance d'une présence singulière de l'Europe sur la scène internationale, la perspective de compter demain dans un monde où la vitalité démographique, le dynamisme, l'optimisme semblent être du côté du Sud, pas du Nord ? Pour répondre à cette interrogation et cesser de cultiver le spleen qui nous afflige, il faut solliciter des observateurs non européens de la construction européenne. En voici un.

Il s'appelle Moisés Naim, 58 ans, intellectuel et ancien ministre vénézuélien, installé depuis des années aux Etats-Unis, à New York, ex-patron de la célèbre revue Foreign Policy et spécialiste des relations internationales. Dans un article de l'International Herald Tribune, M. Naim imagine " un monde sans une Europe intégrée et influente". Ce serait "pire pour tout le monde", écrit-il. Pourquoi ? Parce que l'Europe entend "irradier des valeurs qui sont aussi rares que nécessaires aujourd'hui".

Elle est une école de règlement pacifique des conflits : "Un monde avec un continent (l'Europe) qui préfère faire des erreurs en s'efforçant d'éviter la guerre est meilleur qu'un monde où des superpuissances à la gâchette facile se moquent bien de faire des erreurs en lançant des guerres dites préemptives." Il salue son engagement en faveur des libertés. Un peu désinvolte pour les Etats-Unis, il se demande qui, hormis l'Europe, va défendre les droits de l'homme dans le monde d'aujourd'hui - "le Parti communiste chinois ou la Russie de Poutine ?"

L'Europe prétend - parfois - incarner un capitalisme à vocation sociale : "Alors que les Etats-Unis tolèrent passivement une redistribution massive de la richesse au profit de leurs citoyens les plus riches et que la Russie et la Chine célèbrent des oligarchies accumulant d'inimaginables fortunes, l'Europe a encore l'aversion des inégalités."

"Je ne sais pas si l'ambitieux projet d'intégration européenne survivra aux énormes difficultés qu'il rencontre aujourd'hui, conclut-il. Mais je sais que s'il échoue, c'est le monde entier qui en paiera les conséquences." Faut-il être vénézuélo-new-yorkais pour dire du bien de l'Europe ?

 

Alain Frachon, Le Monde, 24 décembre 2010

Par Jeunes européens - Communauté : Epopée Européenne 2010
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Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 23:22

Au terme d’une année de fortes turbulences, avec les sauvetages de la Grèce et de l’Irlande, l’UE a doté la zone euro d’un Fonds de secours durable. Mais l’inquiétude d’une contagion de la crise demeure et la question de la fin de la monnaie unique n’apparaît plus taboue. 

VOIR LA VIDEO

Après des mois d’âpres négociations sur fond de crise financière au sein de la zone euro et de flots d’attaques sur la légitimité de la monnaie unique, les chefs d’Etat et de gouvernement des vingt-sept pays de l’Union européenne, réunis en sommet à Bruxelles, se sont mis d’accord, vendredi 17 décembre 2010, sur la création d’un "Mécanisme Européen de Stabilité" (MES). Celui sera chargé de voler au secours des pays utilisant l’euro.

Version européenne du Fonds Monétaire International (FMI), ce dernier devra remplacer le Fonds Européen de Stabilisation Financière (FESF) mis en place provisoirement au printemps dernier, au plus fort de la crise grecque, et qui arrivera à échéance en 2013. Surtout, il nécessitera une modification du traité actuel de l’Union européenne, celui de Lisbonne, courant 2011.

Mais cela suffira-t-il à rassurer les marchés et à éviter une contagion de la crise de la dette ? Pas si sûr. Alors que le sentiment de défiance vis-à-vis de la monnaie unique gagne du terrain dans de nombreux pays de la zone euro, au lendemain de cet accord, l’agence de notation américaine Moody’s a dégradé sévèrement la note de la dette souveraine de l’Irlande. Et ce mardi 21 décembre, elle a annoncé qu’elle plaçait celle du Portugal sous "surveillance négative", entraînant un regain d’inquiétudes des investisseurs.

 

Parallèlement, la Chine qui a investi dans l’euro une partie - non-divulguée - de ses réserves (quelque 2 008 milliards d’euros), a exprimé son soutien aux initiatives prises jusqu’ici par les dirigeants européens. Tout en indiquant être "très préoccupés de savoir si la crise de la dette européenne peut être contrôlée".

Le président de la Banque Centrale Européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a pour sa part dévoilé ses craintes concernant les conséquences du plan de soutien à l’Irlande et demandé aux gouvernements de l’UE "d’assumer leurs responsabilités" face à la crise. Car selon lui, ce n’est "pas une crise de l’euro mais une crise de la stabilité financière".

Par Jeunes européens - Communauté : Epopée Européenne 2010
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Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 19:15

Retour sur l'actualité internationale 2010. Crise financière qui perdure, sauvetage de l'économie grecque par l’Union européenne, échec de Barack Obama aux élections de mi-mandat, anniversaire des indépendances africaines, atermoiements du processus de paix au Proche Orient, et... diplomatie plus ou moins transparente. Le sommaire de ces Matins de France Cuture est international.

Hubert Védrine, ancien Ministre des affaires étrangères, en est l’invité. Une venue en guise d’introduction puisqu’il  rejoindra bientôt les Matins une fois par semaine - le vendredi - pour un entretien avec Jean-Marc Four : "le monde selon Hubert Védrine"

Ecoutez l'émission du 23 décembre 2010

 ( à partir de + 40 minutes )


Par Jeunes européens - Communauté : Epopée Européenne 2010
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Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 20:12

« Cessons de nous laisser berner » : c’est l’expression qui revient dans le Courrier des Balkans à propos d’une sordide affaire de Noël qui ne fait pas un bruit massif mais qui égrène dans toute la presse européenne aujourd’hui.Une affaire terrible, horrible, a même lancé le principal mis en cause, à savoir le Premier Ministre Kosovar impliqué dans cette affaire de trafic d’organe. «  Au Kosovo, tout le monde est au courant de ce qui s’est passé, et de ce qui se passe encore, mais les gens n’en parlent pas, sinon en privé », peut-on lire dans les pages du Courrier des Balkans. Mais cette fois, le rapport de Dick Marty au Conseil de l’Europe rendu public la semaine dernière est explosif. Il affirme ce que Carla del Ponte - l’ancienne procureur du TPIY - avait raconté dans ces mémoires sans preuves tangibles, à savoir «  un sinistre trafic d’organes de prisonniers serbes orchestré par des membres de l’UCK (Armée de Libération du Kosovo) sous la houlette de l’actuel premier ministre du Kosovo, Hashin Tashi. « Un climat de peur et de misère fait taire n’importe quel témoin », continue El Periodico à Barcelone. Et les organisations internationales ferment elles-aussi les yeux en croyant sauver ainsi la stabilité du Kosovo, puisque ce trafic d’organes met en cause la plupart des dirigeants politiques et militaires du pays.

Il met en cause aussi l’Occident, qui savait et qui s’est tue, dénonce notamment le site européen de Café Babel . Parce que le rapport du Conseil de l’Europe et ses deux ans d’enquête accuse effectivement le Premier Ministre du Kosovo de diriger un réseau international de trafic d’organe, d’héroïne, et d’arme, mais avec la complicité silencieuse des Etats d’Europe. Voilà qui ne v pas améliorer le scepticisme général à l’égard des politiques, écrit le site, qui se plaît à publier cette vidéo de Bernard Kouchner.  Une vidéo datant d’avril 2008 sur France 5, dans laquelle le ministre Français est sans détour. 



 

 Remarque, continue Le Times,Tony Blair se félicitait lui aussi de son amitié avec le Premier Ministre Kosovar, qui ce matin nie tout en bloc. Nul doute, en tout cas, conclut le Temps en Suisse, que ce triste conte fasse du bruit – beaucoup de bruit – et cela, bien après Noël.

Par Jeunes européens - Communauté : Epopée Européenne 2010
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